Surveillance radiologique aux centrales nucléaires canadiennes
La CCSN a demandé à tous les titulaires de permis de centrales nucléaires au Canada de continuer d’exercer une surveillance radiologique régulière de l’air, du sol et de l’eau sur leurs sites dans le cadre de leurs activités courantes et de signaler à la CCSN les radio-isotopes spécifiques pouvant indiquer un changement aux niveaux de fond qui auraient pu être causés par l'incident survenu à la centrale nucléaire Fukushima Daiichi.
19 avril 2011
Pickering
Ontario Power Generation a récemment informé la CCSN que le programme exhaustif de surveillance environnementale et de contrôle radiologique de la centrale nucléaire de Pickering n’a détecté aucune augmentation d’iode 131 selon les tests effectués de la mi-mars à la fin de mars.
Darlington
Ontario Power Generation a récemment informé la CCSN que des traces d’iode 131 ont été détectées dans un petit nombre d’échantillons à la centrale nucléaire de Darlington grâce à son programme exhaustif de surveillance environnementale et de contrôle radiologique.
L’analyse des échantillons prélevés de la mi-mars à la fin de mars 2011 indique une faible augmentation par rapport aux valeurs normales d’iode 131, allant de 0,5 mBq/m3 à 1,8 mBq/m3. Il s’agit de très petites quantités d’iode 131 qui ne peuvent être mesurées qu’avec de l’équipement très sensible. On a conclu que la présence d’iode 131 proviendrait vraisemblablement des rejets d’iode 131 de la centrale de Fukushima au Japon.
D’après la valeur maximale détectée ci-dessus, la dose efficace pour une personne serait d’environ 0,0025 µSv si celle-ci respirait une telle concentration dans l’air et dont l’exposition externe durerait un mois complet (31 jours). Pour ces raisons, cette estimation est très prudente.
Cette dose correspond à 0,0025 % de la limite de dose efficace de 1 mSv par année établie par la CCSN pour un membre du public qui découle des activités autorisées, et représente un pourcentage encore plus faible de la dose efficace totale provenant de toutes les sources de rayonnement auxquelles les Canadiens sont exposés. La présence de ces concentrations d’iode 131 dans l’air n’aura pas d’effets néfastes pour la santé des Canadiens.
* 1 Bq = 1 000 mBq
31 mars 2011
Énergie NB
La Société d’Énergie du Nouveau-Brunswick a récemment informé la CCSN que des traces d’iode 131 (I-131) avaient été détectées dans un petit nombre d’échantillons grâce à leur programme complet de surveillance radiologique de l’environnement.
L’analyse des échantillons prélevés de la mi-mars à la fin mars 2011 a indiqué une concentration maximale de 0,36 x 10-3 Bq/m3 (0,36 mBq/m3)* d’iode 131. Il s’agit ici d’une très petite quantité qui ne peut être mesurée qu’avec de l’équipement très sensible. On a conclu que la présence d’iode 131 proviendrait vraisemblablement de la centrale de Fukushima au Japon.
D’après la valeur maximale détectée et précisée précédemment, soit 0,36 mBq/m3, la dose efficace pour une personne serait d’environ 0,005 µSv si celle-ci respirait une telle concentration d’air et y était exposée à l’extérieur tout un mois. Cette dose estimative ne tient pas compte de la désintégration radioactive qui se produirait pendant ce temps. Pour toutes ces raisons, cette estimation est très prudente.
Cette dose correspond à 0,0005 % de la limite de dose efficace de 1 mSv par année établie par la CCSN pour un membre du public qui découle des activités autorisées, et cela représente même un pourcentage encore plus petit de la dose efficace totale provenant de toutes les sources de rayonnement auxquelles les Canadiens sont exposés. La présence de ces concentrations d’iode 131 dans l’air n’aura pas d’effets néfastes pour la santé des Canadiens.
Bruce
Bruce Power a signalé dernièrement à la CCSN que des traces d’iode 131 (I-131) avaient été détectées dans un petit nombre d’échantillons grâce à leur programme complet de surveillance radiologique de l’environnement.
L’analyse des échantillons prélevés de la mi-mars à la fin mars 2011 a indiqué une concentration maximale de 2,0 x 10-3 Bq/m3 (2,0 mBq/m3) d’iode 131. Il s’agit ici d’une très petite quantité qui ne peut être mesurée qu’avec de l’équipement très sensible. On a conclu que la présence d’iode 131 proviendrait vraisemblablement de la centrale de Fukushima au Japon.
D’après la valeur maximale détectée et précisée précédemment, soit 2,0 mBq/m3, la dose efficace pour une personne serait d’environ 0,03 µSv si celle-ci respirait une telle concentration d’air et y était exposée à l’extérieur tout un mois. Cette dose estimative ne tient pas compte de la désintégration radioactive qui se produirait pendant ce temps. Pour toutes ces raisons, cette estimation est très conservatrice.
Cette dose correspond à 0,003 % de la limite de dose efficace de 1 mSv par année établie par la CCSN pour un membre du public, et cela représente même un pourcentage encore plus petit de la dose efficace totale provenant de toutes les sources de rayonnement auxquelles les Canadiens sont exposés. La présence de ces concentrations d’iode 131 dans l’air n’aura pas d’effets néfastes pour la santé des Canadiens.
* 1 Bq = 1 000 mBq
Pour plus de renseignements sur le contrôle radiologique, veuillez consulter :
CCSN
- Catégories et sources de rayonnement
- Doses de rayonnement
- Effets biologiques du rayonnement (incluant la dose attribuable aux pratiques d’usage en médecine)
- Données sur les rejets radioactifs des centrales nucléaires canadiennes de 1998 a 2008 (PDF)
Santé Canada
- Recommandations pour la qualité de l'eau potable au Canada
- Réseau canadien de surveillance radiologique
- Réseau de surveillance en poste fixe
- Exposition aux rayonnements ionisants - Feuillet de renseignements
- Recommandations sur les coefficients de dose à utiliser pour évaluer les doses provenant de rejets accidentels de radionucléides dans l'environnement
International
- Agence canadienne d’inspection des aliments - Questions et réponses sur la salubrité des aliments reliées au tremblement de terre au Japon
- WHO et FAO : FAQ liée au nucléaire au Japon – FAQ
- IAEA - Radiation, People and the Environment document (en anglais seulement)
- US NRC - Fact sheet on biological effects of radiation (en anglais seulement)