Restaurer avec succès d’anciens sites d’exploitation minière dans le Nord de l’Ontario

Le 28 mars 2012

Mine Stanleigh avant et après son déclassement
Vue aérienne du site de la mine Stanleigh avant et après son déclassement. Le site, qui se trouve à environ 3 km au nord-est d’Elliot Lake (Ontario), appartient à Rio Algom et était exploité par celle-ci.

La région d’Elliot Lake, dans le Nord de l’Ontario, est un des premiers endroits au pays où des activités d’extraction et de concentration de l’uranium ont eu lieu, et ce, dès les années 1950. À cette époque, les normes de protection de l’environnement qui s’appliquaient au secteur de l’uranium étaient très différentes de celles d’aujourd’hui, et il arrivait souvent que certains dommages causés à l’environnement ne soient pas réparés. Depuis, de grands projets de déclassement et de restauration ont été réalisés avec succès près d’Elliot Lake. Aujourd’hui, les sites touchés ont été remis en état, et la qualité de l’environnement s’améliore de façon constante.

Carte indiquant l’emplacement d’anciennes mines d’uranium
Agrandir la carte - Carte indiquant l’emplacement d’anciennes mines d’uranium et des zones de gestion des résidus dans le bassin hydrologique de la rivière Serpent.

La Commission canadienne de sûreté nucléaire (CCSN) réglemente ces anciens sites de mines d’uranium et exerce une étroite surveillance sur leur maintenance et leur performance environnementale. Elle surveille de près la façon dont ces sites sont entretenus et leur performance environnementale. Au total, il y a 11 anciennes mines d’uranium et 9 zones de gestion des résidus dans le bassin hydrologique de la rivière Serpent, près d’Elliot Lake. Le entreprises Rio Algom et Denison Mines Inc. ont exploité et déclassés les sites. Les travaux de déclassement ont commencé en 1992 et se sont échelonnés sur une décennie.

Dans le cadre de leur gérance de l’environnement, les deux entreprises se sont acquittées conjointement de la gestion et de la surveillance à long terme des sites. Ensemble, elles ont mis en place le Programme de surveillance du bassin hydrologique de la rivière Serpent (PSBHRS), un vaste programme qui permet de suivre l’évolution de la qualité de l’environnement dans ce bassin et à proximité d’un site qui ne fait pas partie du bassin. Le Programme a été conçu en collaboration avec des organismes de réglementation fédéraux et provinciaux, dont la CCSN, et a été mis à jour deux fois depuis son lancement en 2000.

Une des principales constatations découlant du Programme est que les rejets actuels dans l’environnement sont extrêmement faibles. Il n’y a pratiquement pas d’impacts mesurables ailleurs que dans les zones visées par un permis.

La CCSN examine régulièrement les données mensuelles sur la qualité de l’eau, les rapports annuels et les rapports sur l’état de l’environnement produits tous les cinq ans. Ses inspecteurs visitent aussi les sites périodiquement et accordent une attention particulière aux installations de traitement des eaux ainsi qu’aux activités de maintenance terminées, en cours ou proposées.

Un examen de tout le travail géotechnique est réalisé tous les sept ans par un tiers, tel que recommandé par l’Association canadienne des barrages. Les résultats des programmes de radioprotection et d’information du public ainsi que l’adéquation des garanties financières en place font aussi l’objet d’un examen réglementaire minutieux continu.

Le 29 mars prochain, la CCSN tiendra une réunion publique, diffusée sur le Web, pour étudier le rapport provisoire quinquennal sur la performance environnementale et générale des neuf sites restaurés qui sont gérés par Rio Algom. Des experts de la CCSN et des représentants du ministère de l’Environnement de l’Ontario et de Rio Algom seront aussi à la rencontre.

À propos des pratiques modernes de gestion des déchets

Le document d’application de la réglementation

Le document d’application de la réglementation RD/GD-370, Gestion des stériles des mines d'uranium et des résidus des usines de concentration d'uranium publié récemment établit les exigences de la CCSN concernant la saine gestion des stériles miniers et des résidus des usines de concentration pendant la préparation d’un emplacement, la construction, l’exploitation et le déclassement pour les nouveaux projets de mine d’uranium ou d’usine de concentration et les nouvelles installations de gestion des déchets sur les sites de mines d’uranium et d’usines de concentration d’uranium existantes.

Ces exigences permettent d’assurer la protection de l’environnement, de la santé et de la sûreté des personnes.

Une des premières exigences présentées dans le document concernant la gestion à long terme des stériles et des résidus à très basse teneur est que les compagnies minières doivent éviter, autant que possible, d’utiliser des plans d’eau naturels habités par des poissons.

Le saviez-vous?

La réglementation de l’industrie minière de l’uranium du Canada est assez : un organisme de réglementation spécialisé, la CCSN, supervise tous les domaines de sûreté sensibles (comme la radioprotection, la gestion des déchets, la sécurité et la gestion des urgences).

Liens connexes

Documents aux commissaires (en anglais seulement)